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Ravioles maisons et Châteauneuf-du-Pape blanc

Le 29/03/2020 | Commentaires (1)

En période de confinement nous avons du temps devant nous! Quoi de mieux que de faire ses propres ravioles! ŒnoSkol vous propose ce dimanche des ravioles maisons, garnies aux figues et chèvre frais complétées d’une effilochée de jambon fumé, de quelques feuilles de mâche à l’huile de noix et d'une délicate émulsion fumée! Pour accompagner ce délicieux plat un Châteauneuf-du-Pape blanc du domaine de la Solitude cuvée tradition, millésime 2011! L’appellation Châteauneuf-du-Pape est surtout connue pour ses rouges. Cependant, elle produit également de très grands blancs mais dans des proportions plus confidentielles (moins de 10% de l’appellation). Cette cuvée est composée de trois cépages blancs (Clairette, Roussanne et Grenache Blanc). Un tiers du vin est passé en barrique.
Le vin nous offre d’abord une magnifique robe dorée à la couleur or jaune qui démontre les premiers signes de vieillissement. Ne pas oublier que ce blanc a déjà quasiment 10 ans!
Le nez dévoile ensuite des notes florales, de miel, de fruits secs tels que l’abricot mais aussi la noix et l’amande grillée. La bouche est ample, volumineuse. Elle confirme les notes fumées et les arômes de vieillissements que nous révélait le nez. Ces saveurs s’accordent parfaitement avec l'émulsion fumée et le jambon cru. L’arôme de noix, bien présent, confère au vin une très belle longueur en bouche qui s’harmonise avec les feuilles de mâche à l’huile de noix. Bref, vous l’aurez compris, un vin blanc d’une grande élégance qui se déguste à table.
Millésime à boire maintenant.
Température de service : 12-14°C
Prix : Quand je travaillais au domaine de la Solitude pour le millésime 2012 ce vin coûtait 19€. Il semblerait qu’ils aient bien augmenté leurs tarifs puisqu’aujourd’hui il s’avère compliqué de le trouver à moins de 35€!

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Le réveil de la vigne

Le 27/03/2020 | Commentaires (0)

Vous l’avez sûrement remarqué depuis quelques jours, les premières feuilles commencent à pointer le bout de leur nez pour la majorité des arbres. Certains sont même en fleurs comme la plupart des fruitiers. La vigne elle aussi se réveille, c’est ce que l’on appelle le débourrement. Normalement cette étape physiologique essentielle dans le cycle de la vigne a lieu en avril. Seulement depuis plusieurs années la sortie des feuilles se produit de plus en plus tôt ; en cause l’absence d’hiver froid lié au réchauffement climatique. Dans les semaines qui suivent le débourrement, la vigne va puiser dans ses réserves l’énergie qu’elle a stocké dans ses racines et son tronc au cours de l’été et de l’automne précédent. Une fois ses feuilles bien développées, un mois environ après le débourrement, elle pourra enfin aller chercher le dioxyde de carbone (CO2) contenu dans l’air pour le transformer en sucre et donc en énergie indispensable pour le bon développement des feuilles mais aussi des fruits. La transformation du CO2 en sucre est effectuée par ce que l’on appelle la photosynthèse, qui utilise, entre autre, la lumière comme “moteur”. Pour ceux qui veulent briller en société, mais je l’avoue difficile à placer en soirée mondaine, vous pouvez dire qu’un mois après le débourrement la vigne bascule d’un état hétérotrophe à un état autotrophe!
Malheureusement ce réveil de plus en plus précoce pose un problème à tous nos viticulteurs : la sensibilité de la plante aux gels de printemps qui peuvent détruire toute ou partie de la récolte et avoir des conséquences dramatiques sur la viabilité économique du domaine. Sachez que ce matin déjà des vignerons de certaines régions, notamment du sud de la France, ont relevé les premiers dégâts de gel sur leurs parcelles. Une vague de froid plus sévère est annoncée à partir de dimanche soir jusqu’à mercredi prochain. ŒnoSkol reviendra très prochainement sur les conséquences de ces gels de printemps sur la production viticole et les moyens de lutte dont disposent les viticulteurs.

Debourrement

Les bons accords vins avec le magret de canard poêlé

Le 25/03/2020 | Commentaires (4)

Bonjour à tous,
ŒnoSkol revient aujourd’hui sur l'accord met-vin de ce weekend pour vous partager des associations plus classiques avec du magret de canard poêlé.
Effectivement, il n'est pas forcément courant de mettre un côte du Rhône nord sur ce type de viande mais la sauce au miel/gingembre permettait de l'accorder avec un vin, certes structuré, mais aux tanins plus "fins".
Si vous préparez un magret de canard de façon plus classique avec une cuisson rosée voici une liste non exhaustive des types de vins que vous pouvez associer avec ce dernier :
Tous les vins de Bordeaux ou presque équilibreront parfaitement ce plat avec une préférence pour les assemblages dans lesquels le Cabernet Sauvignon est majoritaire. Les viandes saignantes ou rosées appellent des vins tanniques et tendus (avec une belle acidité). Le Cabernet Sauvignon fait partie de ces cépages. Vous trouverez donc votre bonheur dans le Médoc et les Graves (Pessac-Léognan). Vous pouvez également traverser la Garonne et aller fouiner chez des viticulteurs du Libournais (Pomerol, Saint-Emilion, Fronsac etc.) ou découvrir des domaines dans les côtes de Bordeaux au rapport qualité-prix très intéressant (Blaye, Castillon, Cadillac, Francs, Sainte-Foy).
Enfin, une astuce que vous donne ŒnoSkol : quand vous ne savez pas avec quel vin accompagner ce plat et vice-versa regardez leur région d’origine!
Vous pouvez donc aller les yeux fermés vers des vins du sud-ouest également tanniques et possédant une belle fraîcheur (Cahors, Fronton, Buzet, Gaillac...).
N’oubliez pas que cette liste est non exhaustive et que pour les accords mets-vins le plus important est d’essayer et surtout de se faire plaisir! Par conséquent si vous n’aimez pas les vins du sud-ouest ou de Bordeaux partez vers une autre région. Un Bourgogne ou un vin de Loire comme le Chinon vous raviront à coup sûr les papilles!
Belle journée et prenez soin de vous!

Magret de canard

Accord met-vin : Magret de canard sauce au miel, gingembre et Saint Joseph 2015

Le 25/03/2020 | Commentaires (4)

En période de confinement il est important de ne pas se laisser abattre!
ŒnoSkol vous propose ce dimanche soir un magret de canard et sa sauce au miel, gingembre avec sa purée de pomme de terre et céleris raves complétés par une poêlée de carottes. Pour accompagner ce succulent met un petit Saint Joseph 2015 du domaine Richard, cuvée les prémices!
Chez ŒnoSkol pas de dégustation sans un commentaire!
On relèvera tout d'abord une couleur grenat intense avec des reflets rouges. Le vin dévoile ensuite un nez fruité mais surtout très épicé et poivré typique du cépage Syrah. En bouche nous retrouvons la trame épicée et fruitée. Les tanins sont présents mais fins. Ce vin offre enfin une bouche structurée et veloutée qui équilibrera parfaitement la puissance du magret et sa cuisson saignante. Petite déception il est un peu court en bouche!
A servir frais (16-18°C)
Prix : 10-12€

Bon appétit et surtout prenez soin de vous!

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